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Jumulirea contribuabilului român
Cunoscuta „scrisoare către ţara sa” a regizorului Alexandru Tocilescu
Adrian Alui Gheorghe, Bedros Horasanghian şi şi Monica Sumalan în trei însemnate reviste culturale
„Actualitatea românească” – articole de prof. dr. Adrian BOTEZ - Partea I
„Actualitatea românească” – articole de prof. dr. Adrian BOTEZ - Partea II
Criza educaţiei, criza mass-mediei, criza din Basarabia – văzute de Magdalena Albu şi Vasile Şoimaru
În loc de concluzii: Mircea Eliade - "Pilotii orbi", articol publicat in ziarul Vremea, 1937
Ziua românilor de pretutindeni şi daruri de binecuvântare
Despre problema identitară de Gavril Cornuţiu
Despre numele de etnie, extrase din articole de Ion Abrudan şi I.D. Sârbu Partea I
Despre numele de etnie, extrase din articole de Ion Abrudan şi I.D. Sârbu Partea II
Versuri de LUCIAN BLAGA în traducerea lui Constantin FROSIN
Articole de Adrian Sturdza, Georgeta Resteman, Al. Fl. Ţene, Adrian Botez, Gheorghe Istrate, George Anca, Loredana Ionas, Constantin Ciubotaru, Dan Lupescu Despre: Incriminarea comunismului, Cenaclul „Lucian Blaga”, Un premiu de excelenţă „B. Fundoianu”, Marea enciclopedie a spiritualităţii româneşti, Educaţia permanentă, Remember: Gabriel Stănescu şi Ştefan Ioanid. Colocviile de marţi, Oradea interbelică, Roşiri de Vede contemporan - Partea I
Partea II
Partea III
Partea IV
Partea V
MARE CREATOR DE LIMBĂ, MIHAIL SADOVEANU A CREAT ŞI MALEFICE CONFUZII – corespondenţă între Corneliu LEU şi Dimitrie GRAMA
Avem un laureat al Premiului Nobel român, care a fost traitor în România, documentare prezentate de George ROCA
Mirodan şi cafeneaua de la nr. 88, de Roni Căciularu
o bogată selecţie de anecdote mai noi sau mai vechi (partea I) -
Partea II
Rubrici de Elisabeta Iosif, Ionuţ Caragea, Ioan Lilă
O bogată selecţie de anecdote mai noi sau mai vechi(partea a II-a)
O bogată selecţie de anecdote mai noi sau mai vechi(partea a II-a)- continuare
O bogată selecţie de anecdote mai noi sau mai vechi(partea a II-a)- continuare
PAGINA A TREIA
LITERATURA ROMÂNĂ ÎN LIMBILE LUMII

 Versuri de LUCIAN BLAGA în traducerea lui Constantin FROSIN

JE N’ÉCRASE PAS LA COROLLE
DE MERVEILLES DE CE MONDE

Je n’écrase pas la corolle de merveilles de ce monde
et ne tue point,
dans mon esprit, les secrets rencontrés
sur mon chemin
dans les fleurs, les yeux, les lèvres ou les tombeaux.
Cette lumière, celle des autres,
étrangle le charme de l’impénétrable, caché
dans les profondeurs toutes de ténèbres ;
mais moi, avec mes lumières, j’accrois le mystère du monde
et, à l’instar de la lune, qui, de ses blancs rayons,
n’appauvrit guère, loin de là, tout en tremblant –
agrandit encore plus le secret des nuits ;
de même que moi, j’enrichis encore plus le sombre horizon
de larges fleurs d’un mystère sacré,
et l’incompréhensible
se mue en des significations plus amples
sous mon regard –
car moi, j’aime bien
les fleurs, les yeux, les lèvres, les tombes également.



DON QUIJOTE

Vois-tu, Sancho, cette chance qui prétend
Qu’on roule sa bosse, l’opiniâtre ?
La nuit est bien chaude, un vrai âtre…
On passa un mauvais moment.
Vois-tu Sancho, au loin des signes,
Ces étoiles dans l’azur marcher –
Sur nos brisées elles courent et clignent
S’efforçant de nous haranguer ?
Que vois-tu là-haut, comme des branches –
Des moulins à vent, à ailes bien blanches ?
Ou bien des dragons qui témoignent
Des dangers qui sous peu se vengent
Ou les moulins sont simplement anges
Tombés du ciel sur des Espagne ?


ÉQUINOXE

De verts signes sous de solaires flottements
Viens voir, ma sœur, dans les champs,
Comme de noirs popes annonçant le soleil sous terre,
Les grillons s’affairent avec des flûtes
Jusque sur le seuil des tombeaux
Et, là, trépassent.
Ici-bas, au-delà des villes, nous sommes allés
Nous mettre aux aguets des calvaires menant devant chaque porte.
Allons, ma sœur, résigne-toi à ne pas soupirer.
En un seul jour – pas plus – les bourgeons et les herbes ont  poussé
Aussi vite que les ongles et les cheveux des décédés.
Hé, vous, créatures qui fûtes, où êtes-vous ?
Ne marche pas, ma sœur, sur leurs lumières – ces violacées herbes du vent.   

 
 VILLE ANCIENNE


Nuit. Le déroulement des heures
S’accomplit sans la moindre consigne.
Tais-toi, les aiguilles s’arrêtent
Regrettant le tout dernier signe.
Sous les portes, les êtres du sommeil
S’insinuent, chiens rouges et soucis.
Dans les rues, mince, mais plutôt grande,
Chemine la pluie, d’échasses nantie.
Le long des murs, un vent ancien
Encore croise le deuil et le fer.
Plusieurs de nos moult braves ancêtres
Se lèvent, puis descendent aux enfers.
La tour noire persiste, bien debout,
Pourtant, compte ses ans, accablée.
Tais-toi, car le saint de pierre
De nuit, son auréole a consumé.


ÉPINES

Je me souviens que, dans mon enfance, je cueillis, un beau jour, des roses vraiment sauvages.
Elles avaient nombre d’épines
que je n’ai point ôtées.
Je les croyais bourgeons
lesquels allaient fleurir.
Je t’avais rencontrée ensuite, toi. Ô, que d’épines
tu avais alors –
n’ai voulu te les enlever,
croyais qu’elles allaient fleurir.
Je revois tout ceci
en mémoire, et souris. Avec le sourire,
j’erre au hasard des vallées
prenant mes ébats en plein vent. Je n’étais qu’un enfant.


L’ÉTERNEL

Contrarié, on le prend en chasse et, en tâtant dans les ténèbres,
on en flaire la trace en soi-même ou au firmament,
le progrès le pressent qui imprègne les lendemains
et, dans les nuits passées, le retrouve la résignation.
Un voile impénétrable déguise l’éternel en nuit bien noire.
Personne ne le voit, personne –
pourtant n’importe qui peut le trouver,
de même que moi, je rejoins tes lèvres dans l’obscurité,
ma bien-aimée, à minuit, quand nous, on susurre
en cachette, de ces grands mots sur le sens de la vie.
Produs Port@Leu | ISSN 1842 - 9971