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Continuăm dosarul despre miercurea neagră a Parlamentului care a fost doar o prefaţă la zilele negre ale ţării.Partea I Semnează: Corneliu Leu, Aurel Contu, Grigore l. Culian, Dan Brudaşcu, Gh. Manea, Adrian Botez, Dimitrie Grama, Radu Soviani, Titus Andrei şi expeditori din folclorul internetului - Partea I
- Partea II
- Partea III
- Partea IV
- Partea V
Ultima oră
Viorel ROMAN - Fraude financiare, inocente ...
Dr. Dan BRUDAŞCU - Visurile imperiale ale Uniunii Europene
De la Iaşi, conservatorul american Paul Gottfried îi indeamnă pe români la rezistenţa naţională
Eugen Evu, Melania Cuc, Eugen Cojocaru, Sorin Cerin, George Anca, Al Florin-Tene şi mai multe recente publicaţii - În prezentari făcute de: Adrian Botez, Cezarina Adamescu, Cristian Contras, Ionut Caragea, Karine Drăgaş, Ben Todică, Sorin Bodea, Mihai Antonescu, Marius Rădescu - Partea I
Partea II
Partea III
Partea IV
Partea V
Partea VI
LITERATURA ROMÂNA ÎN LIMBILE LUMII - Partea I - Engleză - traduceri de Adrian Soncodi, - Franceză – traduceri de Constantin Frosin
Partea II
Poeţi români contemporani: Valeriu Matei, Dimitrie Grama
Poeţi români contemporani: Cezar Ivănescu, Adrian Botez
DIN NOU DESPRE UNIUNEA SCRIITORILOR, ISTORIA LITERATURII ŞI JUNGHIURILE PE CARE ELE LE PRODUC Articole de Ioan Lila, Pusi Dinulescu, Corneliu Florea, Adrian Botez şi o amplă convorbire „Vulturescu –Baciut”, preluată din revista ,,Vatra" - Partea I
Partea II
Partea III
Partea IV
Partea V
Internetul:legislaţia, aventurile, umorul şi folclorul său
Legislaţia ia tot mai în serios internetul
DIN FOLCLORUL INTERNETULUI (cu ajutorul lui Dan Lupescu)
Iată de ce l-au iubit atât de mulţi americani !
„Paso doble” – rubrica lui Ioan LILA
Poezie pe internet-rubrica lui Ionuţ Caragea
Două atenţionări mai grave venite pe internet
DIN PERLELE GANDIRII
Din umorul şi folclorul internetului
Vă prezentăm în continuare aspecte din concediul oferit românilor de Preşedintele Băsescu şi Guvernul său:
ODESSA IN FLACARI 1942- FILM DE ARHIVA- IN LIMBA ITALIANA, SUBTITRAT IN LIMBA ROMANA
 Nichita Stănescu în versiunea franceză a lui Constantin Frosin:



CET ANGE, TENANT UN LIVRE À LA MAIN
Certain ange passait,
chevauchant une chaise bien noire, assis.
Il traversait les airs, tout doux
et fort fier.

Depuis ma fenêtre, je le regardais
passer les murs comme une fumée.

J’ai un mot à te dire, je crie
à toi, ange chassé du paradis
par un vent levé ou une poussée
de quelque esprit beaucoup plus corsé.

Mais l’ange se taisait et passait
sur une chaise noire assis, en lisant
un bien vieux livre étincelant
à cause du plat en argent, moult épais.

Il traverse le nouvel immeuble.
Tout comme le pavillon cuivré
de la station d’essence,
abstrait, divin.

Reçois, ô, ange, alors je crie
le verre de vin dont me rafraîchis.
Je dédie sel et pain à ta gloire...
Elle me fait mal, la tombée du soir.

Mais l’ange se taisait et passait
à travers le poêle de ma carrée.
Assis sur une chaise noire, en lisant
un livre lourd, aux écailles en argent.

Arrivé à ma hauteur, je crie –
ô, toi, ange venu du paradis
je t’en prie, permets aussi à moi
de m’accrocher à ta chaise, à ton bras.

A peine si j’ai pu à un pied
de chaise, au vol, m’accrocher.

Ainsi, dans l’air et à travers murs
je m’envolais avec cet ange,
de même que flotte au gré du vent
la soie du drapeau d’un perdant!

Et je me blessais contre les toits,
contre les vertes ramures de guingois

me heurtais contre les longs poteaux retors
contre câbles, fils de fer, bords et rebords...

Je me détachai d’en haut, tombant
dans la place tranquille, plongée dans le soir.

Ô, il s’éloignait en volant
dans les airs et les murs en traversant
le livre à la main, lisant avec passion, sans surseoir.
Ô, il s’éloignait, mais moi
je tenais à le voir, dans la soirée.

... Mais il est parti en glissant
comme chassé du paradis par un vent
ou par quelque esprit poussé
beaucoup plus corsé.


L’INSTANT, SOUDAIN
L’on a vite fait de mettre en doute la pierre
en tant que parole.
L’on a décrété que le papillon
n’est rien d’autre qu’un souffle,

que la pomme de terre, le maïs et la prune
sont le cri du non-être –

de même pour le porc, la chèvre et la lune,
une sorte de ruminants.

Qui plus est, l’on fut inapte à s’apercevoir
de ce que le lion qui courait
pré - existait en tant que lettre, divine aussi.

l’on ne sut déchiffrer la vaste plaine,
l’immensité des mers,
la vie trop simplement unique
qu’on nous octroya…



 
  




DÉSAPPRIVOISEMENT

Trop de noir m’avait fait blanchir
Trop de soleil – me rembrunir
Trop de pétulance – me mourir
Du rêve j’allais me rétablir.
Allez, viens, toi, apporte ton tout
Assumons, les deux, forme de roue
Allez, viens, mais n’apporte ton toi
Je tiens à retrouver mon moi.
O, jaillis, jaillis, jaillis
Sur mon enfer, une oasis
Ô, demeure, demeure, demeure
Et cloue ma paume en sauveur
Sur la croix toute en chair
Quand l’homme ferme la paupière.


FINISH
J’étais en train de courir très vite, à ce point
qu’un de mes yeux est resté en arrière
et fut le seul à constater
mon amenuisement -
mué d’abord en raie, en ligne ensuite…
un noble vide parcourant le néant,
une rapide fraction de non existence
traversant la mort.


LA PHYSIOLOGIE D’UN SENTIMENT
Je pose ma parole sur ma pensée
et elle se casse en criant et en hurlant
Oh, si j’avais quelque pesanteur, tant soit peu
je pourrais m’envoler.

Je mets ma main sur le sol et il se crevasse
et les taupes s’évadent des galeries en gémissant.
Oh, si j’avais quelque pesanteur, tant soit peu
je pourrais m’envoler

Je mets mon âme dans le corps
et lui de s’allonger, de dévaler
en souffrant comme une rivière de montagne
à cause de ses poissons déments.
Oh, si j’avais quelque pesanteur, tant soit peu,
je pourrais m’envoler.

Je me mets à genoux devant toi
ainsi ton visage se fracasse
contre mes genoux en miettes réduits.
Oh, si j’avais quelque pesanteur, tant soit peu,
je pourrais m’envoler

Je touche d’une main le serpent
et celui-ci tombe en poussière
Je touche d’une main la selle du cheval
et celui-ci se pulvérise

Je ne te dis qu’une seule parole
et tu coules dessus
pareil au sang qui dégouline du couteau.
Oh, si j’avais moi quelque pesanteur, tant soit peu,
je pourrais m’envoler

Je crie, et mon cri foudroie les oiseaux
je pleure et l’escalier se cristallise
je tente de rester ;
la seconde se fracture toute noire.
Oh, si j’avais quelque pesanteur, tant soit peu,
je pourrais m’envoler. 


CHANSON
Combien accablant, Dieu, est ce rayon à toi
je devrais avoir un œil de poisson
pour y voir
quand le contour de mon oiseau se mue en un A
et mon rocher en déboire

Comme c’est dur de pondre un œuf !
Quel travail pour un ovale !
Personne n’appartient à soi
de même que personne
n’appartient à toi

Oiseaux batifolent dans le ciel.
Oiseaux batifolent sur l’arbre.
Es-tu de force, ô, l’ascète,
depuis ta cachette,
à les comprendre ?

C’est du lait rouge, de glaive, que je boirais
lorsqu’ au début de l’hiver, le blizzard tend, en trombe,
son cou interminable, à tête étoilée
et pousse son corps au-delà des montagnes dans les tombes

Je le devine par un souffle tout traversé
par un rayon dépareillé, polaire.
Avec des crocs de glace, je tire désespéré
le fœtus du ventre de l’Ourse outre ses frontières.
Produs Port@Leu | ISSN 1842 - 9971