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POEZIA ROMÂNĂ ÎN LIMBILE LUMII



Toma Alimos 
- In limba franceză de Constantin FROSIN

 Loin, mon frère, par monts et par vaux
Dans le grand lointain, mais pas trop,
Dans la plaine du Dniestr baignée,
En terre par les Turcs raflée,
A l’horizon où prend forme
Le ravin à cinq grands ormes,
Lesquels ont poussé du même tronc
Comme cinq frères nés d’une même mère, sont,
Restait Toma Alimos
Boyard de Tara de Jos,
Restait Toma le fameux
Près de son grignon fougueux.
Attaché au pieu d’argent
Fiché en terre noire, d’antan.
Et comme sur l’herbe il restait,
Bien gai, bonne chère il faisait
Sans cesse buvait et jouissait
Et sa bouche ainsi parlait :
« A qui donc puis-je brindes porter,
Brinderais-je pour mon cheval bai,
Mais il est plutôt cinglé
Et risque de se cavaler,
A mes armes brindes je porterais,
Parce qu’elles sont mes sœurs, les vraies,
Mais c’est autant de bois sec,
Froid acier qui va avec !
Donc, je porterai brindes aux ormes,
Les géants des cimes qui prennent forme,
Ils sont prêts à rétorquer
De leur frémissement fort gai,
Et dans les airs vont chanceler
Et devant moi s’incliner ! »
Tel était donc son discours
Qu’au loin, dans les alentours,
Un hennissement entendait
Qui toujours plus s’approchait.
Mollement, Toma se levait
Au loin ses regards portait
Un brigand apercevait
A cheval sur un noir jais,
Un bon cheval, vrai destrier…
Donc, un vrai cheval princier.
Le grand brigand, chevelu
A l’instar d’un chêne feuillu,
C’était Manea le trapu
Vêtu d’une touloupe duvetée,
Une touloupe toute retournée,
Fort d’une massue non polie
A la seule hache dégrossie.
Lentement, Toma approchait
Et ainsi il lui parlait :
« Ohé, Toma Alimos,
Boyard de Tara de Jos,
Que foules-tu notre héritage
Et ravages nos pâturages ? »
Boyard Toma Alimos
Lui tend son vin - faire la noce :
« Salut à toi, Manea, mon frère,
Va, renonce donc à ta colère !
Allons boire, faire ensemble bonne chère ».
Manea de sa gauche, prenait
Et de la main droite s’armait,
Sa badelaire du sein tirait
Et si bien la brandissait
Et tellement bien il visait,
Que Toma, il le frappait
Là où le torse se bordure
A l’endroit de la ceinture,
Juste au-dessus du nombril,
Là où le preux est fragile.

 
 
Toma une colère piquait…
Manea mit pied à l’étrier,
Lui tournait le dos, s’enfuyait.
« Olé, roublard, malin futé,
C’est toi qui ma vie as ôté !
Si je mets la main sur toi,
Ta vie sera aux abois ! »
Comme était à discourir,
Ses boyaux voulait réunir,
Dans les paniers les casait,
Dessus la ceinture mettait,
Vers son cheval il allait
Et ainsi il lui parlait :
« Olé donc, mon petit destrier !
Olé, mon costaud osé !
Si tu faisais en ta vieillesse
Ce que pouvais en ta jeunesse ! »
Son cheval l’œil allumait,
Hennissait et répondait :
« Prends ma crinière et enfourche-moi,
Et tiens bien en selle, gare à toi.
Je te montrerai en ma vieillesse
Ce que pouvais en ma jeunesse ! »
Toma monte donc vite en selle
Et charge fort sa haridelle,
Et sans cesse crie et l’appelle :
« Olé donc, mon petit destrier !
Olé, mon costaud osé !
Mets-toi en chemin, va-t-en
Pareillement à l’herbe des champs
Au gré du souffle du grand vent ! »
Le bai en route se mettait,
Manea s’observait tout près,
Toma criait et enrageait :
« Tu m’éventras traîtreusement,
Après t’enfuis trop lâchement,
Si je mets la main sur toi,
Ta vie sera aux abois.
Rencontrons-nous, donc arrête
Pour faire un brin de causette,
Juste deux paroles moult acérées,
Par nos deux badelaires prononcées ! «
Manea tentait d’échapper
Mais Toma le rattrapait,
Et si bien il le visait
Qu’au bond il me le tranchait
En deux bonnes parties égales
Et trois côtes du noir létal !
Manea tombait par moitiés,
Toma à son bai disait :
« Olé donc, mon petit destrier !
Olé, mon costaud osé !
Ma petite vue se trouble, s’altère,
Les nuages tournoient dans les airs…
Dépêche-toi et trotte, va-t-en
Et porte-moi rapide comme vent
Là-bas, où les cimes se forment
Au ravin où poussent cinq ormes,
Je vais mourir, mon petit bai
Et te voir, plus ne pourrai !
Quand mon âme je donnerai,
Te caresser ne pourrai,
De tes propres sabots une pioche fais,
Près des ormes mon trou va creuser,
Et prends-moi avec tes dents
Ensuite, jette-moi là-dedans.
Les ormes vont tous chanceler,
Les feuilles toutes vont se secouer,
Mon corps vont envelopper ! »
Produs Port@Leu | ISSN 1842 - 9971